Kévine

vaccin covid acouphenes
Kévine, 35 ans

Auparavant je n’avais jamais eu d’antécédents liés à des troubles auditifs.

Malgré tout, depuis presque un peu plus de 2 ans à présent, je souffre d’hyperacousie, d’acouphènes persistants bilatéraux et d’une perte d’audition suite, selon moi, à l’injection du vaccin anti-COVID 19 Pfizer à l’âge de 35 ans.

Mon hyperacousie a commencé le lendemain de ma 1ère injection car dès lors je n’arrivais pas à supporter le bruit de mon frigo (35db) ainsi que d’autres bruits environnants (VMC, ordinateur…).

Peu de jours plus tard, des acouphènes persistant sont apparues en s’intensifiant jusqu’à atteindre un paroxysme à un certain moment.

Malheureusement, ces symptômes diagnostiqués et reconnus en partie ne me quittent plus, et ce, même après avoir testé plusieurs approches (médecin généraliste, ORL, ostéopathe, acupuncture, magnétiseur, sophrologue, complément alimentaire).

Dorénavant ma vie est devenue une véritable torture quotidienne qui m’impacte profondément et durablement dans ma chair et mon âme tant d’un point de vue professionnel que personnel (suivi par un psychiatre actuellement entre autre).

En plus de la maladie et ces répercussions sur mon mode de vie ainsi que sur mon psyché (insomnies,etc…) qu’il me faut affronter toutes les secondes, ce manque de reconnaissance, si j’ose dire déni de l’origine de mes symptômes me blesse intensément. Je ne peux plus regarder les médias ainsi que les personnages politiques, voir même prétendus médecins sans en ressentir un dégoût, une trahison.

Je suis amer d’avoir fait confiance et remet en question tous ces beaux idéaux sur la France que l’on nous inculque tout petit.

J’ai participé à cet « effort de guerre », j’ai cru à ce sentiment d’agir ensemble, je ne voulais pas me faire « emmerder » par certains membres du gouvernement de l’époque.

Mais maintenant, où est la fraternité ? Le « quoiqu’il en coûte » intégrait-il cette nouvelle vie pour les moins chanceux ? Ce « risque » était-il vraiment à la hauteur du « bénéfice » pour ma personne ?

Étant moi-même de formation universitaire scientifique en biologie, j’accepte qu’il faille du temps pour se prononcer. Cependant dans mon cas, la chronologie des faits, les nombreux autres témoignages de même symptomatologie, les données de pharmacovigilance constatées, l’alerte de l’OMS par rapport à ce type d’effet secondaire, la parution d’études scientifiques en lien, tout cela réuni me conforte dans ma vision des choses.

Désormais je me bats continuellement contre moi-même pour ne pas flancher.

J’ai bien tenté d’obtenir réparation en passant par l’ONIAM, mais refusé il y a peu, mes symptômes n’étant toujours pas reconnus scientifiquement.

J’ai réussi à obtenir la RQTH qu’il me faudra faire renouveler d’ici quelques années, même si je continue d’espérer que ces symptômes puissent disparaitre un jour…

Bien cordialement, un cobaye désenchanté